FAQ sur le grand oral du bac version 2021

2 décembre 2020 par Manuel Duperthuis
Quelle est la finalité de l’épreuve du Grand oral ?

L’épreuve permet au candidat de montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante. Elle lui permet aussi de mettre les savoirs qu’il a acquis, particulièrement dans ses enseignements de spécialité, au service d’une argumentation, et de montrer comment ces savoirs ont nourri son projet de poursuite d’études, voire son projet professionnel

Qu’est-ce qu’une « bonne » question pour le Grand oral ? Comment délimiter son champ et son étendue ?

« La question doit engager l’élève dans sa relation au sujet : pourquoi ai-je choisi cette question ? En quoi est-ce pour moi une question vive ? Quelles sont ses implications dans le monde ? » Rapport Delhay.[1]
Le sujet doit être suffisamment ample et problématisé pour permettre une implication réelle du candidat dans le travail de préparation et de recherche, mais d’un périmètre suffisamment restreint pour lui permettre d’en donner une vision claire et accessible à un non spécialiste en seulement cinq minutes. Avant tout, le sujet doit résulter d’un véritable choix de la part de l’élève, qui doit être motivé par sa curiosité intellectuelle.

Les professeurs peuvent-ils fournir une liste de sujets à leurs élèves pour les guider dans leurs choix ?

Non, cela serait contraire à l’esprit de l’épreuve. « On peut tout aussi bien envisager qu’un candidat déclare « question vive », une question importante selon lui, qui réponde à un centre d’intérêt singulier, qui puisse motiver un projet d’orientation dans l’enseignement supérieur ou professionnelle quand bien même ce ne serait pas un sujet d’actualité ni même une évidence aux yeux du jury. C’est le fait qu’il prenne position qui est intéressant.  » Rapport Delhay.[1]
L’important est de développer chez l’élève une posture de questionnement.

Chacune des questions présentées par les élèves doit-elle uniquement relever des deux enseignements de spécialité ?

Au début de l’épreuve, le candidat présente au jury deux questions. Ces questions portent sur les deux enseignements de spécialité soit pris isolément, soit abordés de manière transversale.
Trois possibilités :
deux questions reposant chacune sur un enseignement de spécialité différent ;
une question portant sur un enseignement de spécialité et une autre, transversale, impliquant les deux ;
deux questions transversales impliquant les deux enseignements de spécialité.

Quelles sont les compétences langagières attendues dans les trois moments de l’épreuve ?

Le temps 1 : la présentation d’une question, un oral pour restituer et argumenter. Le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation, puis il la développe et y répond.
Le temps 2 : l’échange avec le candidat, un oral pour penser et interagir, pour confronter et argumenter. Le jury interroge ensuite le candidat pour l’amener à préciser et à approfondir sa pensée.
Le temps 3 : l’échange sur le projet d’orientation, un oral de réflexivité. Il expose les différentes étapes de la maturation de son projet (rencontres, engagements, stages, mobilité internationale, intérêt pour les enseignements communs, choix de ses spécialités, etc.) et la manière dont il souhaite le mener après le baccalauréat.

La question choisie par l’élève peut-elle porter sur le programme de la classe de première ?

Oui, ces questions […] sont adossées à tout ou partie du programme du cycle terminal. Toutefois, il faut garder à l’esprit que les élèves n’ont peut-être pas été amenés l’an dernier en classe de première à réfléchir au choix des questions dans la perspective du Grand oral. D’ailleurs, les professeurs peuvent faire réfléchir leurs élèves de première à des questions.

Pourquoi une épreuve finale à l’oral, alors que l’on sait que la pratique de l’oral est discriminante ?

L’aisance à l’oral est effectivement un marqueur social. L’enjeu est donc bien de faire de l’oral un véritable apprentissage pour offrir à tous les élèves l’acquisition de cette compétence.

our l’oral, quelles sont les principales techniques à acquérir par les élèves ?

L’oral suppose un engagement corporel : être en capacité de gérer ses émotions, de parler assis ou debout devant les autres, de travailler son regard, sa voix, sa gestuelle, d’avoir conscience de sa respiration, de parler sans note, etc.
https://www.lumni.fr/programme/les-petits-tutos-du-grand-oral

Quel calendrier proposer aux élèves pour choisir un sujet, une question, se donner les moyens d’y répondre ?

De septembre à mars : le professeur prend soin de donner connaissance aux élèves de l’ensemble du programme de terminale, afin qu’ils puissent s’y projeter, et il y fait référence régulièrement. Des liens doivent être faits avec l’autre enseignement de spécialité le cas échéant. D’avril à juin : lors de cette dernière phase, les élèves choisissent les questions qu’ils présenteront au jury et préparent les trois temps de l’épreuve.

Quel est le coefficient de l’épreuve ?

Pour les candidats de la voie générale le coefficient du grand oral est de 10 (sur 100).
Pour les candidats de la voie technologique le coefficient du grand oral est de 14 (sur 100).
Ces coefficients illustrent l’importance de l’épreuve, qui permet aux candidats d’être évalués sur des compétences particulièrement utiles pour la suite de leurs cursus.

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[1] Cyril DELHAY, professeur d’art oratoire à Sciences Po Paris, a remis à Jean-Michel BLANQUER son rapport : « Faire du grand oral un levier de l’égalité des chances »

L'AUTEUR :
Manuel Duperthuis Fondateur des Autrement Dit. Issu d’une formation finance et officiant en début de carrière dans des cabinets d’expertise comptable, j’ai eu le souhait de me tourner vers le monde de l’entreprise (Grand groupe industriel et PME). Responsable de services méthodes et organisation dans une grande entreprise publique française, mes équipes multi générationnelles me poussent à renouveler au quotidien mon expérience de manager.
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